mercredi 13 mai 2015

Vent d'ouest

Depuis Rochechouart, j'ai décidé de renvoyer 5 kg de chargement à la maison, dont... l'ordi ! Une énorme différence pour grimper les côtes, mais il ne me reste plus que le smartphone et mon index droit pour écrire, autant dire la préhistoire.
Plus que le smartphone aussi pour trouver un itinéraire, et là, il ne me reste plus qu'une poignée de cheveux sur la tête.
Sinon, entre les côtes et les perditions, j'avance comme une limace engluée dans sa bave. Une moyenne de 35 km par jour au lieu des 60 escomptés.
J'ai d'ores et déjà rayé de ma carte le Futuroscope, qui faisait un grand détour, et je renoncerai aussi sans doute à la partie au nord de la Baie de Somme.
Je compte aussi sur le cap des 15 jours, quand le corps a intégré toutes les données du voyage à vélo et demande à rouler sans fin.
En attendant, il fait beau et je me dirige vers le Marais Poitevin ! Je dors à Chef-Boutonne, dans un camping tenu et fréquenté par des Anglais. Il y a du soleil et du vent, le linge sèche en une heure...

samedi 9 mai 2015

Vers la lumière ?


8-9 mai 2015 - Antonne-et-Trigonant - Brantôme - Etang de Saint-Estèphe

Un jour noir, un jour ensoleillé... Petites surprises du chemin :

Arbre mangeur de plastique

Vélos facétieux

Un petit rayon de soleil, vite, une photo !

Arrivée dans le Périgord vert, plus doux que le Périgord blanc

 Brantôme est surtout connue comme "petite Venise"- elle est complètement encerclée par l'eau de la Dronne, mais elle semble avoir eu un passé royal et religieux glorieux. Dès le début de mai, elle est envahie de touristes du 3ème âge qui déambulent d'un air ennuyé dans les rues.

J'ai fait la connaissance d'un charmant aubergiste qui servait des tartes aux légumes faites par sa maman avec des dizaines de thés exotiques. Une tarte aux légumes avec un Lapsang Souchong, mmmmmmmmm........ Trêve de galère, je me jette dans les bras de l'hôtel Aliénor, dors comme un nourrisson et me réveille fraîche comme un gardon, encore dans mon rêve d'héritage d'un oncle d'Amérique qui avait l'air tellement vrai !

Brantôme entourée par les eaux

Brantôme


Brantôme

Brantôme


Ce matin, les reliefs sont plus doux, le soleil fait des apparitions de plus en plus nombreuses, le moral remonte en même temps que la température.

Il y a deux écoles parmi les cyclistes : ceux qui détestent rouler avec les conducteurs du dimanche et se reposent en socialisant avec l'autochtone. Et ceux qui profitent de l'accalmie de la circulation pour avaler les kilomètres tranquillement. Personnellement, je n'ai rien contre les conducteurs du dimanche. Ils n'ont pas d'autre but que d'aller au restaurant ou en revenir en digérant leur Paris-Brest, ou rouler pour endormir le bébé, ou rouler pour rouler. Mais ils sont tranquilles. Et surtout, pas de camions hurlants, ça c'est un repos !

La route révèle des surprises, comme ce chien affalé sur la route, qui ne bouge pas d'un poil au milieu de la circulation, ni même quand je m'approche pour le prendre en photo. Il est juste bien là, et pas ailleurs, et qu'on ne vienne pas le stresser ! Sa photo ne veut même pas bouger pour se mettre au milieu de la page, c'est dire !



Chien zen












Camping ce soir à l'étang de Saint-Estèphe, un Eden au soleil.




Petits tracas de mèmère

J'attends celui qui commercialisera le sac de couchage-gigoteuse.
Je m'explique : sous la tente, j'ai toujours froid aux épaules et dans le haut du dos, surtout par les températures qui courent. Solution officielle : se saucissonner les bras et serrer le tout autour du cou (après avoir serré la capuche). Parfait, sauf que dans cette position tout sauf naturelle, je ne peux plus chercher quelque chose que j'ai oublié, je ne dors plus, bref, je suis très malheureuse.
Alors qu'il suffirait d'inventer un sac de couchage avec épaules à scratcher et tour de cou douillet. On se couche avec une veste polaire et on a les bras libres de leur mouvements. CQFD.
Attention : cet article constitue un antécédent de brevet qui devrait m'apporter une fortune considérable. La date de l'article fera foi.

In memoriam

Ceci est une oraison funèbre au projet de tour de France de mon amie Chantal Krief, partie à la même période que moi, mais de Montpellier. Nous nous sommes connues l'été dernier au festival de Roc Castel (http://sirenedudanube.blogspot.fr/p/festival-du-voyage-lent.html).

Elle est bien vivante, Dieu merci, mais elle a la rage, car son voyage a tourné court à la suite d'une chute et d'un poignet fissuré. Ayons une pensée pleine d'empathie pour son rêve enfui... peut-être au profit d'un plus beau encore, ou qui sait, une merveilleuse rencontre au cours de l'été. On est avec toi, Chantal !

Pour les geeks uniquement

Quelques nouvelles de mes 5 fidèles compagnons :
  1. L'appareil PPC (Pression Positive Continue) pour les apnées est celui qui donne le moins de souci (à part son poids et son volume). Il marche comme un tracteur Ferguson.
  2. Mon bon vieil appareil photo marche lui aussi super bien. Je décharge les photos du jour le soir sur I-Photo. Pas de souci de stockage ni de carte mémoire perdue.
  3. Le portable 2G avec abonnement 3G (cherchez l'erreur) me sert pour le téléphone, les SMS et surtout la navigation (la fonction photo ayant rendu l'âme peu avant mon départ). En fonction "Navigation", il ne fonctionne pas toujours. Ca démarre normalement et ça se termine en "Connexion en réseau perdue". C'est là qu'il faut utiliser son bon sens et les relations humaines, puisque je n'ai pas de carte). Ce matin, je sais juste que je pars vers le nord en direction de Nontron.
  4. L'ordinateur est bien pratique pour écrire sur le blog, mais bien lourd dans les montées. Cette nuit, il m'a fait une belle peur : quand je l'ai branché pour le recharger, l'indicateur restait sur le rouge alors qu'il était à 95 % de charge et le truc carré au milieu du fil de connexion était brûlant. J'ai tout débranché et ce matin, la petite lumière était à nouveau verte. OUF !
  5. Le chargeur de batterie a eu un gros problème au début du voyage : je l'ai oublié sous la pluie battante toute la nuit. Il marchait encore le lendemain matin (une des deux prises USB seulement). Il marche depuis 5 jours. Il a vraiment une grande capacité de recharge, en tous cas toute la journée pour le portable en utilisation Navigation. Il n'est pas trop lourd ni encombrant : bon choix, Noémie, merci ! Mon seul souci, c'est que je ne sais jamais s'il est chargé ou non, il a toujours le même indicateur : un rond lumineux qui se dessine et s'efface régulièrement.
Tout ce matériel n'est pas très facile à gérer en camping sous la pluie. Il faut que je me rachète une rallonge pour aller jusque sous la tente, ainsi qu'une prise multiple.

Je pense qu'il va falloir faire des choix pour m'alléger, si ce relief doit continuer !

jeudi 7 mai 2015

Périgord, encore !

6-7 mai 2015 - Villamblard - Périgueux - Antonne et Trigonant

Jours froids, humides, ciel bas et triste, pluie intermittente, montées, descentes, descentes, montées. Je fais beaucoup de marche à pied en poussant mon barda, et très peu de vélo finalement. J'ai le moral dans les chaussettes (sales). Le Périgord est une très belle région à visiter en voiture et en été, il faudra que je m'en souvienne.

Les campings sont déserts quand ils ne sont pas fermés. Mais les patrons sont très accueillants en général, pas encore blasés par la horde estivale. A Villamblard, il faisait tellement froid la nuit dernière que j'ai dû déplier pour la première fois ma couverture de survie. Au petit matin, il faut un temps fou pour se réchauffer d'une bonne bouillie d'avoine aux raisins secs (la deuxième fournée, parce que la première m'est tombée sur les pieds. Ca réchauffe, notez bien)

Couchée avec les poules, lestée d'un anti-histaminique

La trouvaille du siècle pour soulager les reins : poser les jambes sur le sac de voyage

Aujourd'hui, je n'ai fait que passer rapidement à Périgueux, que je trouve mal agencée et sans unité de style, moche pour tout dire. Et pas de camping, en plus ! Le syndicat de tourisme m'a indiqué une voie verte PLATE qui menait à mon camping comme dans un rêve. C'est-y pas beau ? Finis les camions qui roulent comme des malades, les montées épuisantes et les descentes terrifiantes... Entre-temps, le soleil est revenu. Le bonheur !










mercredi 6 mai 2015

J'ai rencontré Cyrano !

5 mai - Bergerac

Une nouvelle attaque de pollen me casse les jambes et le moral. Je me précipite à la pharmacie pour une petite provision d'anti-histaminiques, me couche avec les poules au grand désappointement de Bastien qui voulait m'inviter à une dîner convivial avec des camping-caristes. Je ne tiens plus debout, inutile de jouer les héroïnes.

Le lendemain, je suis prête à jouer mon rôle de touriste. Alors voici un petit panorama de Bergerac :

La Maison Royale

Un platane qui tient toute la place, c'est le cas de le dire

La Maison du Vin (Couvent des Récollets)

La Maison du Vin

La Maison du Vin

J'ai rencontré Cyrano !

Eglise Saint-Jacques et Cyrano

Les gabarres sur la Dordogne
Et non, je n'ai pas goûté à la cuisine ni au vin de Bergerac pour cause de budget. Je suis allée chez un indien qui faisait une cuisine raffinée et parfumée, et dans une pizzeria !