jeudi 7 mai 2015

Périgord, encore !

6-7 mai 2015 - Villamblard - Périgueux - Antonne et Trigonant

Jours froids, humides, ciel bas et triste, pluie intermittente, montées, descentes, descentes, montées. Je fais beaucoup de marche à pied en poussant mon barda, et très peu de vélo finalement. J'ai le moral dans les chaussettes (sales). Le Périgord est une très belle région à visiter en voiture et en été, il faudra que je m'en souvienne.

Les campings sont déserts quand ils ne sont pas fermés. Mais les patrons sont très accueillants en général, pas encore blasés par la horde estivale. A Villamblard, il faisait tellement froid la nuit dernière que j'ai dû déplier pour la première fois ma couverture de survie. Au petit matin, il faut un temps fou pour se réchauffer d'une bonne bouillie d'avoine aux raisins secs (la deuxième fournée, parce que la première m'est tombée sur les pieds. Ca réchauffe, notez bien)

Couchée avec les poules, lestée d'un anti-histaminique

La trouvaille du siècle pour soulager les reins : poser les jambes sur le sac de voyage

Aujourd'hui, je n'ai fait que passer rapidement à Périgueux, que je trouve mal agencée et sans unité de style, moche pour tout dire. Et pas de camping, en plus ! Le syndicat de tourisme m'a indiqué une voie verte PLATE qui menait à mon camping comme dans un rêve. C'est-y pas beau ? Finis les camions qui roulent comme des malades, les montées épuisantes et les descentes terrifiantes... Entre-temps, le soleil est revenu. Le bonheur !










mercredi 6 mai 2015

J'ai rencontré Cyrano !

5 mai - Bergerac

Une nouvelle attaque de pollen me casse les jambes et le moral. Je me précipite à la pharmacie pour une petite provision d'anti-histaminiques, me couche avec les poules au grand désappointement de Bastien qui voulait m'inviter à une dîner convivial avec des camping-caristes. Je ne tiens plus debout, inutile de jouer les héroïnes.

Le lendemain, je suis prête à jouer mon rôle de touriste. Alors voici un petit panorama de Bergerac :

La Maison Royale

Un platane qui tient toute la place, c'est le cas de le dire

La Maison du Vin (Couvent des Récollets)

La Maison du Vin

La Maison du Vin

J'ai rencontré Cyrano !

Eglise Saint-Jacques et Cyrano

Les gabarres sur la Dordogne
Et non, je n'ai pas goûté à la cuisine ni au vin de Bergerac pour cause de budget. Je suis allée chez un indien qui faisait une cuisine raffinée et parfumée, et dans une pizzeria !

mardi 5 mai 2015

Coup de pompe à Bergerac

Mon nouveau pote, Bastien
Pour une bonne compréhension, il tient ma pompe à vélo à la main. Ca y est, vous y êtes ?
Bastien est Suisse, il voyage à pied et sac au dos. Il prend une ou plusieurs années initiatiques en commençant par un stage d'arts martiaux en Espagne, puis divers pays d'Europe. Sa spécialité est d'être geek, partout où il peut trouver un cybercafé. Bonne route, Bastien !

C'est où, Bergerac ?

4 mai - Montségur - Bergerac

Ah, Montségur ! Dès l'instant où je l'ai vu, j'ai cessé de me désirer ailleurs, comme disait le poète, ou le peintre, je ne sais plus. Le charme de l'histoire avec la vie d'aujourd'hui, un ciné-club avec un programme de qualité, un café de pays, une place centrale avec des arcades et un immense marché couvert style Baltard, de magnifiques maisons à vendre à des prix abordables, je m'y suis sentie comme chez moi.



 



Une chaire splendide avec du marbre de toutes les couleurs

Dur, dur, le pays de Duras, pour le cycliste chargé

La Dourdèze, que j'ai passée mille fois dans la journée, méritait bien un petit arrêt pain-beurre


 Entre ces deux photos, tout un monde : le circuit des bastides (en hauteur), puis le circuit des vins (en hauteur), puis un nouveau méchant tour du Navigateur, qui s'était mis en tête un raccourci champêtre par un chemin d'argile bourbeuse et bloqueur de roues. Malédiction : j'ai passé une heure à gratter avec un bâton les kilos de boue collante des 3 roues de l'attelage pour pouvoir recommencer à rouler... sur les grandes routes, mais sans aucune indication de Bergerac.


Comment ont-ils su mon itinéraire du jour, chez Décathlon ?


Bergerac est très beau au coucher du soleil, et le camping municipal un Eden après toutes ces vicissitudes. Je vais y faire ma vie demain, je pense.





Quand on partait sur les chemins, à bicycletteu...

3 mai - Saint-Symphorien - Montségur (33)

Toute la journée, je passe dans des petits chemins creux (goudronnés) qui ne sentent pas la noisette, mais de délicieux parfums d'été. Partout des châteaux, des vignobles, des fermes qui ont des airs de châteaux avec leurs tours carrées. On se sent chez d'Artagnan ou Cyrano. Cela fleure bon l'ancienne richesse, l'ancrage dans la terre. C'est le pays de l'Entre-Deux-Mers. Je cherche encore quelles mers. Le camping, très basique et sous la pluie, ne laisse en rien présager de la beauté de Montségur, que je verrai demain.








Le mur d'enceinte du château


Passage de la Garonne

Le divorce ?

2 mai - Morcenx - Saint-Symphorien (Gironde)

C'est un long ruban de velours qui mène à Sabres, presque sans voitures, une piste cyclable en mieux puisqu'il y a du paysage. Je me restaure en face du petit train d'un énorme plat de pâtes carbonara, bien utile pour la suite de la journée.

Sabres - Petit train du musée de Marquèze
L'église de Sabres

Sabres - "Intéressante" sculpture métallique

Avec le Grand Navigateur de mon smartphone, on s'entendait bien jusque-là, et voilà que cet après-midi, il a décidé coûte que coûte de me faire passer par la D46. Ca, la D46 ? Incrédule, je vérifie auprès d'un autochtone. Oui, il confirme, c'est bien par là, le raccourci pour le prochain village que je vise, sinon, il faut prendre la route de Bordeaux. 4 km de piste d'enduro, sauf qu'avec ma charge, je piétine, je patine, je transpire, je peste contre le Navigateur, le menace de séparation, je souffre mille morts, je m'épuise pendant 2 heures. Seule consolation, de délicates empreintes de sabots - petits, moyens, grands - qui me tiennent compagnie et me font imaginer toute une vie invisible. Braves petites bêtes, va, vous au moins, vous ne souffrez pas dans le sable...



La D 46

 Les perditions et la pluie, c'est beaucoup pour une seule journée. Alors c'est tellement bon d'arriver dans un camping quasi désert où l'on me propose un traitement de faveur : un car-port pour abriter tout mon petit barda pour la nuit. Elle est pas belle, la vie ?


Camping au sec, la vie de château

 Mais je n'en ai pas fini avec les mauvaises surprises. Je découvre avec consternation que ma bouteille de gaz n'est compatible ni avec mon brûleur, ni avec mon adaptateur UNIVERSEL ! Que faire de mon plat de lentilles corail mis amoureusement à tremper pendant la douche et le montage de la tente ? Tout simple : je l'échange contre un reste de pâtes réchauffé auprès d'une gentille mamie résidant sur le camping. Une belle ébauche d'amitié autour d'un plat de lentilles : biblique, non ?


samedi 2 mai 2015

OYEZ, OYEZ, BONNES GENS...

... c'est le feuilleton de l'été 2015 qui commence !

1er mai - Léon-Morcenx

A-ton jamais vu comité de départ plus charmant ?
Toute la rue s'était rassemblée sous la pluie pour m'encourager.

Chantal, Marguerite (baby-sitter du Chat et de mon courrier), Martine (distributrice du journal Sud-Ouest, Michel (mari de Marguerite, bricoleur et jardinier d'exception), et la petite famille de Tristan, fils de mes voisins Daniel et Marie-Claude

Martine, qui se lève tous les jours à 3h du matin et qui n'a qu'un jour de congé par an (UN !), le 1er mai, l'a consacré à ma misérable petite personne. On applaudit !

Martine, tu avais raison, la remorque n'était pas équilibrée, elle a tangué toute la journée, jusqu'à ce que je retrouve mon jeu de clés à 6 pans.

La route monotone et arrosée a été égayée par une rencontre qui vaut bien le Trousse-Chemise d'Aznavour :


J'ai imaginé des scènes égrillardes dans les bois lors de fêtes champêtres (toujours mieux qu'un violeur en fourgon blanc).

Comme je longeais l'autoroute, j'ai été klaxonnée par les poids lourds plus que durant les 40 dernières années. S'ils avaient vu mes rides de près, les innocents ! Enfin, ça fait quand même plaisir...

Morcenx était vraiment ville morte en ce 1er mai. J'ai donc été "enchantée" de découvrir un petit hôtel pour représentants de commerce ouvert. Tristesse d'Olympio : vieillot, mais sans le charme qui va avec, bruyant, petit déjeuner non compris dans un tarif au-delà du raisonnable, ne prenait pas les chèques-vacances, sauf en juillet-août, pas de Wifi, bref, la mauvaise affaire. Mais la patronne s'est rattrapée en m'aidant fort aimablement à rééquilibrer la remorque avant mon départ.

Bon, allez, c'est la mise en route, il faut s'habituer aux vicissitudes du vagabondage !